Ici une vidéo exceptionnelle de Bayonne réalisée en 1987, et une petite surprise pour tous ceux qui n’ont pas connu l’ancien Marché-Parking…
En effet, une séquence a été réalisée depuis son toit qui était en réalité le dernier étage qui faisait, comme les deux autres juste au dessous, office de parking.
Vous allez voir le carreau des Halles comme vous ne l’aviez jamais vu !
Cette vidéo débute par le Pont Pannecau et le Marché Parking, le quai Chaho avec notamment le Café du Midi (Chez Dédé patron de l’époque), le Musée Basque puis les quais vus depuis la terrasse du Marché d’où l’on aperçoit même la ZUP.
Je tiens à remercie tout particulièrement Michel Lacoste réalisateur de ces prises de vues, de m’avoir gentiment transmis cette vidéo qui va réveiller sans doute les souvenirs de nombre d’entre-nous !
C’est parti !
Vous venez de lire “Vidéo de Bayonne en 1987 !”
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Saviez-vous que les Halles de Bayonne qui ont précédé celles d’aujourd’hui, disposaient d’un poste de police ainsi que de toilettes publiques ?
Ces deux endroits étaient confiés à deux personnages
incontournables qui, pour ceux qui les ont connus, se définissaient comme les
garants zélés d’un ordre et d’une propreté ne souffrant aucune incartade…
Honneur aux dames
Honneur aux dames, nous allons donc commencer par ces
toilettes publiques, situées à (l’ancien) angle donnant sur le bar François et
la jardinerie Forsans.
Le lieu se résumait à un couloir avec sur sa partie
gauche 4 ou 5 portes d’accès aux toilettes, juste en face se trouvait une table
derrière laquelle trônait la « tenancière » des lieux.
Dès l’arrivée et au premier regard, il était
clairement convenu qu’elle ne tolèrerait aucun « dérapage », ce qui, soit dit
en passant permettait de disposer de lieux d’aisance sans doute plus nets que
certains que l’on rencontre de nos jours.
Mais ce n’est pas tout ! Mme Denise (si je me souviens
bien) avait en quelque sorte doublé son dispositif, elle avait prévu un « Plan
B », juste au cas où…
En effet, une fois que l’on avait investi les lieux,
on découvrait une affichette apposée sur l’intérieur de la porte, il y était
écrit ceci : « Ch… dur, ch… mou, mais ch… dans le trou ! »
Ah… poésie
quand tu nous tiens !
Quoi qu’il en soit, l’ensemble du dispositif était
conçu de telle sorte à éviter tout quiproquo, ce que tout le monde avait
d’ailleurs bien compris dès l’arrivée !
Marché Parking dans les années 1960
Le minuscule poste de police quant à lui, était confié à la haute bienveillance de notre Brigadier favori (rouler les R) portant le doux patronyme de « Poublan ».
Assez grand et corpulent, parfois conciliant, souvent autoritaire, il prenait très au sérieux la lourde tâche dont on l’avait investi, à savoir faire régner l’ordre et la discipline dans et autour de « ses » Halles, qui tenaient alors plus d’une fourmilière que d’un couvent de bénédictines.
Il lui arrivait de se mettre en colère, tout particulièrement lorsqu’un automobiliste ne marquait pas le stop juste devant ses yeux, ce qui arrivait environ toutes les deux minutes, tenant compte qu’avec la foule on ne voyait même pas le panneau…
Très réactif au moindre contrevenant
Là un coup de sifflet strident couvrait le kilomètre
carré alentour, et réveillant sans doute au passage la moitié de la population
bayonnaise.
Le « chauffard » immédiatement interpellé, notre brigadier s’approchait lentement de la portière, sans doute pour ajouter un soupçon de dramaturgie à la situation, puis prenait une posture altière à la mesure de ses fonctions.
L’échange pouvait durer… durer, même si la file de voiture, fourgons et camions s’allongeait jusqu’à la Mairie (j’exagère à peine), ce qui était important c’est que le dangereux contrevenant comprenne bien qui était le patron en ces lieux, et surtout qu’il ne se fasse pas reprendre sous peine de s’attirer à nouveau les foudres de notre fier représentant de l’Ordre.
Bas de la rampe de sortie du parking côté « Droguerie Laplace »
Après avoir stoppé quelques contrevenants, il avait pour habitude de « regarder ailleurs » avant de se déplacer en un endroit moins « sensible », sans doute histoire d’en garder un peu sous la pédale (si j’ose dire) pour le lendemain.
Je le vois encore trônant en haut de escaliers du Marché-Parking, endroit lui donnant une visibilité sans faille, mais également où nous le voyions tous, droit, le menton haut perché, l’air impitoyable, il nous apparaissait tel César ayant troqué sa couronne de lauriers contre un képi.
La prévention avant tout !
Je tiens à préciser que durant toutes les années où j’ai connu M. Poublan, je ne l’ai jamais vu adresser la moindre contravention, tout se réglant verbalement, longuement certes, mais verbalement.
Mais sous les airs qu’il se donnait, il s’agissait en
réalité d’un brave homme.
Alors oui… l’ancienne devise des Halles de Bayonne aurait pu être : Ordinem et munditiae (Ordre et propreté)
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